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Cerf de berberie

 Le cerf de berberie = Cervus elaphus barbarus

Le cerf élaphe est un mammifère ongulé de la famille des cervidés. Le mâle est facilement reconnaissable à ses bois ramifiés. À partir de neuf mois, des bois commencent à pousser sur la tête du mâle sous forme de pivots. À un an, ils sont visibles et le mâle est alors appelé « daguet ». Les bois vont alors tomber chaque année (fin de l'hiver chez les cerfs âgés, début du printemps chez les jeunes) pour repousser au cours de l'été. Une enveloppe nourricière, duveteuse et irriguée de sang, assure leur croissance à la manière d'un placenta pour un fœtus. Fin juillet, le velours tombe. Les bois portent des pointes, qui sont appelées andouillers.

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Nom arabe : Eïl El Atlas أيل الأطلس

Hauteur  = 1 100 - 1 400 mm ;

Poids : Cerf 140 - 200Kg, Biche 80- 120 Kg, Faon 17Kg

Bois : Longueur des bois 800 - 900mm


Le Cerf de Berberie est un peu plus petit que son cousin d'Europe un peu moins lourd, 200 kilogrammes au maximum et un peu moins bien empanaché. En particulier, ses bois ne portent jamais le deuxième andouiller qui orne traditionnellement la tête des cerfs d'Europe. La couleur de la robe est brun- clair tirant sur le roux en été et brun-foncé tirant sur le gris en hiver avec des macules blanchâtres plus ou moins visibles, disposées souvent en lignes longitudinales sur les flancs.

Le biotope spécifique du cerf de berbérie est le maquis et les forêts de chêne liège et de chêne zen avec leurs associations phytoécologiques telles que : Arbutus unedo, Erica arborea, Myrtus communis, Phillyrea angustifoliaa et Pastacia lentiscus.

Le cerf de Berbérie est surtout crépusculaire. En été, les cerfs se nourrissent toute la matinée puis le soir et durant la nuit. En hiver, ils préfèrent la journée surtout s’ils peuvent se réchauffer au soleil.

Le Cerf de Barbarie est le seul représentant des cerfs en Afrique. Les variations climatiques, une chasse excessive dans l'antiquité, l'exploitation et le défrichement abusifs des forêts ont conduit à une régression alarmante de la population de cette espèce et l'ont amené au bord de l'extinction. Des programmes de protection ont vu le jour depuis quelques dizaines d’années et ont pu sauver cette espèce. La création du parc de Feija dans le Nord Ouest de la Tunisie a été déterminante pour la sauvegarde de l’espèce aussi bien du côté tunisien que du côté algérien. Le même programme de protection exécuté en Algérie a contribué à la protection du cerf.